Amorcer un développement des régions
Quelle(s) piste(s) ?
Plusieurs études, livre blanc, budgets et autres analyses ont fait l’objet de publications, sans que les citoyens, particulièrement les jeunes, ne ressentent de changement particulier dans leur vécu au quotidien depuis, maintenant, près de 2 ans.
Cependant il est permis de s’interroger sur l’exploitation faite de ces différentes contributions. Ce que l’on sait, par contre, c’est que le mécontentement reste entier.
Des espoirs sont nés après le 14 Janvier2011. Aujourd’hui c’est le désenchantement voire le désespoir qui règne.
Quelle initiative nouvelle est-il possible d’entreprendre sans susciter une réaction immédiate de rejet par une population gorgée de promesses, demeurées sans lendemain!
Par essence, le développement s’accompagne de l’accroissement des richesses associé à l’amélioration des conditions de vie d’une population relevant d’un territoire donné.
Lorsqu’il est participatif il implique alors; à la fois la responsabilité et la sensibilité de chacun.
C’est à partir de cette affirmation et le souhait de sa traduction en une initiative susceptible de répondre aux attentes des populations dans le désarroi, que se résument les différents éléments de cette réflexion.
Comment tenter d’y parvenir ?
Responsabiliser les populations concernées, pour faire en sorte, moyennant un accompagnement approprié, que les propositions viennent d’elles-mêmes.
• L’accompagnement : doit être assuré par des personnes originaires des régions concernées et bénéficiant d’une écoute auprès de leurs concitoyens. Il s’agit donc d’en identifier 4 ou 5 par région, pouvant s’impliquer, bénévolement, au service du développement de leurs régions respectives. Il est possible de puiser dans le réservoir des personnalités retraitées, ayant des compétences complémentaires (économique, financière, sociale, ingénierie, tourisme, agricole, environnementale, chef d’entreprise).
Leur mission première serait de dresser un inventaire des différentes propositions contenues dans les initiatives précédentes. Ne seront retenues que celles mettant en valeur ; l’exploitation des potentialités de la région, les infrastructures physiques, scolaires, universitaires, culturelles, touristiques et sanitaires nécessaires et primordiaux et dont la faisabilité peut s’inscrire dans le court et le moyen terme.
Leur seconde mission doit viser un débat sur le contenu, avec les concernés, en vue de recueillir leurs avis et toutes autres idées éventuelles de leur part.
• Responsabiliser les populations concernées : Le concours des jeunes est indispensable dans l’activité de recherche. C’est en les impliquant, en équipe, dès le tout début, qu’il sera possible de les intéresser et de les engager dans ce processus. Ceux bénéficiant d’un soutien financier devrait-être sollicités en priorité.
Les structures régionales seront également saisies (API, APIA, Office de développement, Banques…) sans référence à leur institution d’origine.
Fiches projets
Il n’est point question de produire de la littérature, devenue indigeste pour ceux qui ne font face qu’aux promesses non tenues.
Ainsi seules des fiches projets, une dizaine probablement par région, à réaliser dans le court terme ainsi que celles dont l’échéance prévue est le moyen terme seront dressées à l’issue des différents travaux et échanges dans chacun des domaines :
• Projet(s) industriel(s)
• Projet(s) d’infrastructure
• Projet(s) agricole(s)
• Projet(s) touristique(s)
• Projets socioculturels/sportifs
• Projets de santé
• Projet(s) scolaire(s) et universitaire(s)
Outre la présentation du projet, chaque fiche présenterait l’investissement nécessaire à sa réalisation associé à son impact, direct et indirect, sur le développement de la région intéressée.
Il est souhaitable de les faire adopter/valider dans le cadre d’une rencontre régionale spécifique à chacune d’elle en dehors, à ce stade, de toute contribution de l’autorité centrale et ce pour faire en sorte que les propositions émanent directement de la base.
L’ensemble de cette activité ne devrait pas dépasser 2 à 3 mois au maximum.
Concrétisation
C’est la partie opérationnelle de l’initiative. L’avantage présenté par cette dernière est que le marketing se fera projet par projet et non en bloc.
L’autorité centrale, juste informée dès le départ par une telle initiative, serait alors mise à contribution.
La société civile et les milieux d’affaires seront également intéressés, à ce stade de l’intervention, ainsi que la coopération internationale, régionale, bi et multilatérale pour assurer le financement nécessaire, projet par projet.
Avec une bonne dose « d’agressivité » dans les différentes étapes et un bon relationnel, un début de réalisation, des projets identifiés, pourrait voir le jour en moins de 6 mois.